Les maisons de la rue de Mons

et des rues adjacentes

Extraits du Mémorial de la vie nivelloise par Émile de Lalieux

(publié par la revue Rif Tout Dju)

La rue de Mons commence Grand-PLace et finit aux remparts (actuellement à hauteur des boulevards de la Dodaine et de la Batterie). C'est la nature montueuse du sol qui a donné naissance au nom de cette rue. Partiellement détruite en 1940 : côté droit jusqu'à la rue Marlet, côté gauche jusqu'à la maison, divisée en deux demeures, portant les ancrages 1571, actuellement numéros 27 et 29 (numéros 35 et 37 avant la guerre).

 

L'impasse Comptoir se trouve rue de Mons et conduit aux remparts.

 

La rue Marlet (Tienne Marlet en 1784) commence rue de Mons et finit rue de Soignies. Elle n'a pas changé de nom depuis le 14e siècle. Tient son nom d'une famille (Maistre Marlet Regnault en 1509).

 

L'impasse de la Grosse Pompe se trouve rue Marlet.

 

L'impasse du Baiwy ou Beuwy ou Baiwy ou Baivy (1789) ou le Grand Beuhy (1813) se trouve rue Marlet, près de la rue Seutin.

 

Le faubourg de Mons s'étend le long de la chaussée qui conduit à Mons. Il est séparé de la chaussée de Charleroi par la charmante promenade de la Dodaine.

 

Rue de Mons

 * L'astérisque signifie que le bâtiment a été détruit lors du bombardement de mai 1940

 

135. Saint-Georges (1586) *. Joignant à la Croix d'Or (numéro 81 sur le plan de la Grand-Place) sur le Marché.

 

136. Le Dragon d'Or (1660) *. Aboutit par une ruelle à la rue de Soignies. Ses caves sont remarquables. Elles ont l'aspect de cryptes. Le 28 avril 1781, les trois Membres autorisent le sieur Baugniet, gendre de Delvaux "d'avancer deux pilastres de quatre pouces à la maison du Dragon d'Or qu'il fait rebâtir dans la rue de Mons". C'est dans cette maison que mourut, le 24 février 1778, le sculpteur Laurent Delvaux. La cave de cet immeuble n'était autre chose qu'une crypte de style gothique primaire, une salle souterraine d'un beau caractère. Les voûtes étaient encore intactes avant guerre, de même que les chapiteaux et la partie supérieure de la colonne, le reste étant enterré profondément sous le pavement situé à plusieurs mètres au-dessus du niveau primaire. Après le désastre de 1940, lors du déblaiement des ruines, l'attention fut attirée par ces caves remarquables. En gros titres, les journaux annoncèrent une " découverte sensationnelle ". les caves furent réunies et on les protégea des intempéries en coulant, au-dessus d'elles, une grosse chape de béton. Puis, sous le pavement, sur plusieurs mètres de profondeur, on enleva les terres afin d'atteindre le niveau primitif. les bases des colonnes apparurent. Elles étaient très belles et en bon état de conservation. Ainsi dégagées, les caves formaient une vaste crypte rappelant celle de la collégiale. Hélas ! les plans de reconstruction n'avaient pas tenu compte de ces caves " non connues ". Sans raison valable, les plans avaient modifiés légèrement l'ancien tracé de la rue de Mons et la belle crypte constituait un obstacle à la réalisation du nouveau tracé. Changer les plans ? Il était plus simple de faire disparaître le gênant obstacle. Et sans hésitation, la " découverte sensationnelle " fut démolie !

 

137. Le Peigne d'Or (1577) *. Entre le Dragon d'Or et la Main d'Or. Tient par-derrière au Ravet (numéro 183 sur le plan) qui fait le coin de la Cour Renard (Le Courneaux).

 

138. La Main d'Or (1630) *. Tient par-derrière au Ravet (numéro 183 sur le plan) qui fait le coin de la Cour Renard.

 

139. Le Gant d'Or (1749) *. Tient par en bas à la Main d'Or et par-derrière à la baronne de Herissem (Hôtel de Juzaine, numéro 193 sur le plan)

 

140. Le Chapelet *. Au-dessus de la porte se trouve, au 19e siècle, un gros chapelet sculpté. Cette enseigne se trouvait probablement en 1785 sur la maison faisant le coin de la rue de Mons et de la rue Saint-Gertrude (numéro 154 sur le plan).

 

141. Le Ploge (1678) *. 

 

142. Saint-Sébastien (1613) *. Mène par-derrière à la Cour Renard.

 

143. La Maison des Orphelins *. On y voyait encore, avant 1940, la porte cochère. Fondée par testament du 10 novembre 1623 de l'abbesse Marguerite de Haynin. la prévôte et le doyen du Chapitre en avaient l'intendance. En 1754, on n'y trouve que 12 orphelins. En 1823, il y en a 30. L'orphelinat fut transféré dans de nouveaux locaux constuits en 1853 sur l'emplacement du refuge de Bonne Espérance (numéro 151 sur le plan). L'école primaire communale occupa alors cette ancienne Maison des Orphelins.

 

144. Les Ciseaux d'Or (1631) *. Touche par en haut au portail de Saint-Jacques et par en bas à la Maison des Orphelins.

 

145. L'église Saint-Jacques. Dans une impasse. L'église fut démolie en 1813. Contre le mur clôturant à rue le cimetière de la paroisse Saint-Jacques se trouve une fontaine que domine une statue de Saint-Jacques dont le costume de pèlerin accuse la fin du 17e siècle (endommagée lors de l'incendie de la ville dû au bombardement de 1940, elle a été restaurée et se trouve au musée d'archéologie). Lorsque le cimetière fut désaffecté, on construisit deux maisons sur son emplacement et la statue orna, à partir de 1762,  la façade de l'habitation contiguë aux Ciseaux d'Or. L'église Saint-Jacques fut longtemps une des plus importantes de la ville. La paroisse s'étendait jusqu'au bois de Petit-Roeulx. Le sanctuaire renfermait plusieurs tombes curieuses et des vitraux peints. De grands travaux furent entrepris dans cette église au 18e siècle sans en améliorer l'état. En 1757, le temple était sur le point de s'effondrer. Les offices se célébrèrent dans l'église des Carmes. Des travaux de restauration furent entrepris et terminés en 1772. Supprimée pendant la domination française, l'église fut vendue en vertu d'un décret impérial en 1813 à M. Desloges, puis démolie. Les belles orgues de Saint-Jacques, accompagnées d'une balustrade en bois sculpté figurant des trophées de musique, se trouvent maintenant dans l'église Notre-Dame du Saint-Sépulcre. La statue de Notre-Dame del Pilar, qui provient de l'église Saint-Jacques, se trouve maintenant dans la collégiale.

 

146. Le Pied bleu (1701). Vers la rue Marlet, touche à une maison située en face de Sieur de la Nieppe (numéro 165 sur le plan).

 

147. Le Grand Hermitage (1715). faisant le coin de la rue de Mons et de la rue Marlet. Devant se trouve une bauwe (fontaine-abreuvoir en wallon) supprimée en 1729 pour cause de puanteur et parce qu'elle servait de réceptacle d'immondices.

 

148. Les Trois Maillets (1647). Faisant le coin de la rue de Mons et de la rue Marlet. Fait le coin tanant à la place où il y a une bauwe et une grgosse pompe. Séparée par une maison de celle dite du Saint-Esprit (numéro 149 sur le plan.

 

149. Le Saint-Esprit (1661).

 

150. La Maison blanche (1705). Maisons contiguës construites sur l'emplacement de l'Hôpital Turquoy. Le fronton de la porte d'entrée de la maison du Saint-Esprit (actuellement numéro 58) est orné d'une colombe éployée figurant la troisième personne de la Sainte-Trinité. Cette habitation fut construite en 1543 et occupée vraisemblablement en ce temps-là par la famille Castille ou Castelle, laquelle donna un greffier à la ville de Nivelles. Des membres de cette famille y sont encore mentionnés dans la seconde moitié du 17e siècle (1655-1682) et au début du 19e siècle. un de ces Castelle fut forgeron de son métier et dota la porte cochère d'une grille en fer forgé d'une beauté remarquable. Outre les initiales A.C. (Adolphe Castelle) entourées d'une guirlande très travaillée, placée au-dessus, cette grille porte deux figurines. L'une représente Vulcain, dieu romain du Feu et des Forges, tenant un marteau en main, l'autre Vesta, déesse romaine du Feu et du Foyer, tenant le livre (des comptes) dans la main droite, l'auteur voulant ainsi faire honneur à son métier de forgeron. La Maison blanche (cabaret) était séparée par une maison du refuge de Bonne Espérance. Toutefois, elle est encore désignée sous le nom de Hôpital de Turquois en 1781.

 

Hôpital Turquoy. A été démoli au 17e siècle. Hôpital particulier dont la fondation est due sans doute à un bourgeois de ce nom, Colin Torcous (Nicholon Torcol, échevin en 1296, Nicolle Torcol en 1363). En 1464, il appartenait à Jehan de Cocke (ou de Cokere) qui le légua au Chapitre en 1467. En 1598, les bâtiments tombaient en ruine. L'hôpital comportait alors deux lits. Le Chapitre décida que l'on vendrait les bâtiments et que l'on rattacherait les biens et revenus à ceux de l'hôpital Saint-Nicolas.

 

151. Refuge de Bonne Espérance (1781). A été démoli en 1852 et remplacé par l'Hospice de Orphelins devenu par la suite l'École régimentaire des Grenadiers, démoli à son tour vers les années 1930. En 1298, les religieux de Bonne ESpérance établirent un refuge à Nivelles, près de la Porte de Mons. En 1597, le bâtiment fut en grande partie incendié par le fait de l'imprudence des soldats espagnols dont le corps de garde occupait la partie droite de la porte. Vendu après la Révolution française à un maître menuisier, marchand de bois, nommé Auguste Bonnet. Il y établit ses ateliers dans la partie droite du bâtiment. La partie gauche fut louée à un instituteur qui y donna des cours à de nombreux élèves. C'était une construction vaste et solide, située en retrtait de dix mètres de la voie publique. En 1851, quand l'administration de Hospices songea à donner, à ses orphelins, un nouveau local réunissant toutes les conditions de salubrité, elle fit l'acquisition des bâtiments de la faillite Bonnet. Ils furent rasés en 1852 pour faire place à l'orphelinat (numéro 143 sur le plan). Au préalable, on déblaya les anciens remparts (1851-1852) qui longeaient le jardin et on en transporta les terres et décombres dans un des bassins de la Dodaine qui fut comblé. Ce bassin se trouvait au centre du parc à fleurs actuel. À l'emplacement du bassin comblé, on plaça un kiosque chinois, puis on le démolit et on refit un petit bassin avec un jet d'eau. Le 29 juin 1853, on posa la première pierre du nouvel orphelinat qui fut achevé deux ans plus tard. Du côté de la rue se trouvait une cour fermée par une grille. La façade comptait un rez-de-chaussée et deux étages. Elle était percée de trois rangées de onze fenêtres. L'architecte était Antoine Moreau. En 1888, l'orphelinat fut supprimé pour les graçons (qui allèrent à Manage) et transféré rue de Bruxelles (numéro 14 sur le plan). La même année, l'École régimentaire des Grenadiers s'installa dans les bâtiments. Le 18 août 1888, l'École fit son entrée solennelle et toutes les jeunes filles de la ville se massèrent sur le passage de ces beaux hommes.

 

152. Petit Refuge de l'Abbaye de Bonne Espérance (1789). Tenant d'un côté aux remparts et de l'autre au Grand Refuge. Démoli probablement en 1852 avec ce dernier (numéro 151 sur le plan).

 

153. Porte de Mons. Démolie en 1817 par décision du 10 septembre de la même année. Porte Montoise aux 13e, 14e et 15e siècles. Porte de Mons dans le dernier quart du 16e siècle. Construite en 1552 par le Magistrat. Construction massive ayant la forme carrée du côté de la ville et demi-circulaire du côté du faubourg. Elle était couronnée d'un toit peu élevé surmonté de deux girouettes. Sa façade extérieure était percée de deux rangées de meurtrières et la face urbaine offrait quelques fenêtres donnant le jour dans l'intérieur de l'édifice. Au rez-de-chaussée, dans le milieu du bâtiment, se trouvait l'entrée de la ville et, au-dessus de l'entrée, était une niche ornée de la statue de Sainte-Gertrude. Un corps de garde se trouvait au rez-de-chaussée. Le bâtiment brûla en 1597 et l'incendie se communiqua au Refuge de l'Abbaye de Bonne Espérance (numéro 151 sur le plan). À la fin du 18e siècle, la Porte servit de remise à la ville.

 

154. Le Gros Chapelet (1771) ou Le Petit Chapelet (fin du 19e siècle) *. Faisant le coin de la rue de Mons et de la rue Sainte-Gertrude.

 

155. Sainte-Marie d'Oignies (1668) *. Joignant par-derrière à la rue du Coq. La tradition veut que sainte Marie d'Oignies naquit dans cette maison en 1177. Elle décéda en 1213.

 

156. Le Peigne d'Or (1608) ou Le Peigne d'Or couronné (1743) *.

 

157. L'Empereur (1531) *. Joignant par-derrière à la rue du Coq.

 

158. La Coupe d'Or (1610) *. Joignant par-derrière à une maison de la rue du Coq.

 

159. Les Rouges Brailles (1561) *. Ayant une issue à la rue du Coq par-derrière.

 

160. Maison *. 15e siècle. Sans appellation particulière. Fut démolie vers 1890. Remplacée par une maison qui fut détruite en 1940.

 

161. Hôtel du Chevalier de Sire de Gougnies *. Démolie vers 1890. Jean Charles de Sire de Gougnies, colonel gradué des gardes du Roi catholique, fils de Pierre François de Sire, seigneur de Gougnies et d'Acoz, membre de l'État noble de Namur, et de Bernardine de Prelle, décédé à Nivelles le 22 décembre 1793, avait épousé Marie Françoise de Prelle, décédée à Nivelles le 18 janvier 1786. Sa maison, datant du début du 16e siècle, avait une façade remarquable en style ogival. Vers 1890, le propriétaire, le docteur Hart, la vendit à un négociant qui en abattit sans pitié la façade et transforma l'immeuble de fond en comble. Magasin Labarre-Attout avant 1940.

 

162. Au Cheval Godet *. L'enseigne est sculptée dans la façade. Georges Willame, né en 1863, écrit en 1910 : " ... J'ai fréquenté, dans ma première enfance, une école gardienne privée, rue de Mons, dans une maison depuis lors exhaussée et renouvelée, sur la façade de laquelle on voit encore un Cheval Godet et où la bonne Mme Dumont veullait sur son fricot en même temps que sur nous. J'étais, il est vrai, bien jeune, puisque je siégeais non sur un des pupitres modernes dont il n'était pas question alors, mais sur une haute chaise à coussin de cuir, garnie d'un vase prudent ".

 

163. Maison. En bois. Démolie dans le courant du 19e siècle. Elle existait encore en 1820. Elle avait trois étages, y compris celui du pignon qui était percé d'une vaste lucarne.

 

164. L'Archiduc Léopold (1683). Vis-à-vis de la maison portant pour enseigne Les Ciseaux d'Or (numéro 144 sur le plan).

 

165. Hôtel de Herzelle puis Hôtel de Prelle. Vis-à-vis de la maison située à côté du Pied bleu (numéro 146 sur le plan), au coin de la rue de Mons et de la rue Bayard. cet hôtel est la propriété de la famille de Prelle de la Nieppe depuis le 17e siècle. Il est mentionné comme faisant partie de la part attribuée à Messire Emmanuel de Prelle, premier juré de Nivelles, dans le partage entre lui et sa femme Bernardine Rauvoet, en date du 10 novembre 1694. Bernardine Rauvoet en avait hérité par testament en date du 23 mai 1687 de Marie Jeanne Roels, veuve de Messire Guillaume Servais, écuyer, seigneur de la Potte, maïeur royal de la seignerie de Rognon. En 1618, cette maison était déjà la propriété de la famille Servais ainsi que le prouvait une pierre encastrée dans une des murailles du jardin portant les armoiries des Servais entre les initiales F.S. ainsi que le millésime 1618. La maison, dont on remarquait encore l'encadrement gothique de la porte à la fin du 19e siècle, portait l'empreinte de plusieurs époques. Lorsqu'une abbesse " faisait son entrée ", c'est dans cette maison qu'elle descendait et qu'elle revêtait son riche manteau garni d'hermine, insigne de sa dignité. Cet usage remontait sans doute à la prise de possession d'Isabeau de Herzelles (1494), soeur d'un maïeur de Nivelles, qui occupait alors cette habitation. À la fin du 20e siècle, l'ancien Hôtel de Herzelle, entièrement transformé, est devenu la Maison du TRavail et abritait principalement l'ONEM.

 

166. Hôtel de Trazegnies (1594). Entre la rue Bayard et l'impasse Comptoir. Il s'agit sans doute de l'immeuble sur la façade duquel se trouvent encore trois tonneaux.

 

167. Prince d'Espagne (1610) ou Roi d'Espagne. Auberge.

 

168. Couvent et église des Charmes. Le 15 juillet 1689, après de multiples démêlés avec le Chapitre de Sainte-Gertrude qui durèrent plus de dix ans avec le Magistrat et avec les autres corporations religieuses, les Carmes furent autorisés à s'installer à Nivelles à la condition expresse de n'être à charge de personne. Les bâtiments qui se trouvaient à l'extrémité de la rue de Mons, près de la Porte, avaient été construits sur l'emplacement du refuge de Saint-Feuillen et probablement sur celui aussi de l'abbaye de Nizelles que les Carmes avaient achetés. les bâtiment étaient convenablement distribués sauf l'infirmerie qui était petite et malsaine. Laurent Delvaux était enterré dans l'église du couvent, au pied d'une chaire de vérité qu'il avait exécutée en 1742, représentant un ange apportant un pain à Élie endormi dans le désert. Cette œuvre se trouve actuellement dans la collégiale. On y voyait aussi, du même artiste, une statue de la Foi placée sur le tabernacle. Le couvent fut fermé le 26 septembre 1796. Un an après, on transforma le réfectoire en salle de tribunal correctionnel. Ensuite, les bâtiment servirent quelque temps de palais de Justice, puis de prison, désaffectée en 1903 et démolie en 1909. Ce qui restait des bâtiments devint alors habitation privée fortement transformée. Appartenait, à la fin du 20e siècle, au baron Verhaegen.

 

169. Tour des Carmes. Trois tours défendaient les remparts entre la Porte de Charleroi et la Porte de Mons. La première est probablement la Tour Ranart (numéro 133 sur le plan), la deuxième, celle du milieu, est la Tour devant le Wichet (numéro 134 sur le plan) et la troisième est la Tour des Carmes appelée ainsi à cause de la proximité avec le couvent des Carmes.Probablement désignée par Thour des Pugnis (poignards)... auprès de la Porte Montoise en 1537.

Faubourg et chaussée de Mons

Côté droit

 

L'auberge du Grand Cheval Blanc (1741) et la ferme du même nom

 

La ferme de Willambroux. À 1.200 m, au bord occidental de la route. Millésime 1757 sur le mur extérieur de l'étable. Ancienne léproserie où sainte Marie d'Oignies (1177-1213) se consacra aux soins des malades.

 

Le Cul retourné ou Happart. Lieu-dit à 1.700 m situé à peu de distance de l'endroit où s'élevait, de l'autre côté de la route de Mons, l'ancienne Justice ou Gibet. Le gibet se trouvait au carrefour du chemin du Grand Bailli et de la chaussée. En ancien français, le " happart " était un crochet à pendre, d'où " lieu des exécutions capitales ". Construit en pierres de taille en 1564 sous Marguerite de Noyelle. C'est là que la nouvelle abbesse recevait des mains du maïeur la " verge de Justice " avec laquelle la dame frappait trois fois ladite Justice.

 

Côté gauche

 

L'Infante Isabelle (1778). Brasserie au brandevin en 1785.

 

Hôtel dit des Jésuites. Pavillon inclus dans le collège Sainte-Gertrude actuel. Corps de logis, dépendances et petit pavillon de la fin du 18e siècle en style Louis XVI. Bâti vers 1782 par l'avocat Jean Joseph Mercier, premier échevin, dont on voit les armoiries dans le bâtiment. Acheté par les Jésuites en 1831, qui y résudèrent jusqu'en 1855. vendu au juge Radelet. Puis, institut Sainte-Marie d'Oignies.

 

L'Auberge du Monde (1620). A donné son nom à la ruelle (rue puis avenue) qui la côtoie.

 

Ferme du Sablon ou Bas Sablon. Dans la ruelle du Monde

 

Ferme du Mont Cheval. À 550 m.

 

Métairie de la Tourette. À 600 m

 

Ferme Le Ploche ou Haut Sablon. À 800 m.

 

Ferme Saint-Antoine. À 1.100 m au bord oriental de la route. A appartenu au couvent des Jésuites de Nivelles.